In this edition, we are pleased - nay - proud, to bring you something a little different: an article in French by our great friend Henri Delangue, a native of Lille, France, now living in Santa Cruz de Tenerife. As a first-hand report of the lessons learnt at the chalkface by a 'novice', this article fits in perfectly with our aim to share not only formal knowledge and know-how, but personal experience. Blood, sweat and tears.
If you don't understand the language of Zola, Hugo, Baudelaire and fellow countrymen, fear not! We will be bringing you the translation, ooh, by Shrove Tuesday (Carnival) at the very latest...............there I go making rash promises again!

 

L’EXPRESSION ORALE ET ÉCRITE EN CLASSE DE LANGUE.

 

À UN NIVEAU SUPÉRIEUR

PUBLIC ADULTE

 R     A l’époque de la communication dans laquelle nous vivons, l’expressoin personnelle devient essentielle.

 

    Les commentaires qui suivent sont le fruit de deux ans d’expérience dans l’enseignement du FLE. Lorsque j’ai commencé à pratiquer l’art de l’enseignement, je n’avais reçu aucun type de formation, il a donc fallu que j’apprenne sur le terrain, mais je savais que j’avais trouvé là ma vocation. Mon propos n’est autre que de faire profiter de mon expérience à d’autres professeurs qui débuteraient, comme moi, dans l’enseignement du français langue étrangère sans être préparé.

     Mes deux années d’expérience à l’Alliance Française de Santa Cruz de Tenerife m’ont mené à enseigner le français à un public adulte de haut niveau de langue. Lors de ces cours, j’ai pu constater que pour continuer à intéresser l’apprenant il fallait lui montrer qu’il n’avait pas encore tout appris, toujours en se basant sur ces acquis, partir du connu à l’inconnu. L’objectif est de montrer à l’apprenant qu’il sait et qu’il peut encore apprendre. Pour cela, il est important de prendre en compte l’expérience de l’apprenant face au français.

    L’objectif d’un cours de haut niveau, peut se centrer sur l’amélioration de l’expression générale à l’écrit comme à l’oral. Il est donc important de soigner les activités orales en classe (exposé, débat, lecture, jeux de rôles, etc…) ainsi que les activités d’écriture à la maison (fiche de lecture, résumé, compte-rendu, etc…)

    Il ne faut pourtant pas en oublier l’apprentissage de la grammaire et celui de la conjugaison. D’une part il s’agit d’approfondir les connaissances de la grammaire. C’est l’occasion à ce niveau d’apprentissage de faire de l’analyse grammaticale détaillée (à partir d’un texte par exemple). D’autre part,  l’enseignant peut faire une approche différente de la conjugaison en proposant des exercices théoriques à faire à la maison pour les corriger ensuite en classe. Le but de cette manœuvre est que les apprenants apprennent à être autonomes.

    En somme, un cours de haut niveau implique pour l’enseignant des connaissances approfondies du français. Sans toutefois oublier que l’apprenant ne doit pas toujours demander une réponse exacte de l’enseignant, lors d’une activités d’expression personnelle.C’est ce qu’explique Zita Tarvydienne, dans son article intitulé « développement de la réfléxion critique en classe de français », paru dans le magazine « Le français dans le monde », du mois de novembre 2001 :

     « - les apprenants ne doivent pas attendre « la seule et la juste » réponse de la part de l’enseignant. Quand ils réfléchissent, la diversité d’opinions apparaît, en plus quand ils voient que leurs opinions sont appréciées par le professeur, ils commencent à se sentir à l’aise et à sentir la responsabilité de ce qu’ils disent et comment ils le disent. »


    Un cours de haut niveau  est très riche pour le professeur qui peut exploiter toutes ses capacités d’enseignant et faire développer son imagination. Et c’est pour l’élève  l’occasion d’ approfondir ses connaissances et d’en apprendre davantage sur la langue comme sur la culture française.

    La palette d’activités est alors plus ample, presque toutes les techniques d’apprentissage écrit sont exploitables à ce niveau de langue. Les techniques d’apprentissage les plus utilisées sont par exemple la fiche de lecture, la rédaction, l’analyse de document ou l’exposé, ainsi que le débat animé en classe.

    L’objectif pédagogique de la fiche de lecture permet à l’apprenant de développer toutes les capacités qu’il faut avoir pour bien parler et écrire le français. D’abord la lecture du livre permet à l’apprenant d’enrichir son vocabulaire et sa syntaxe. Il est essentiel pour l’enseignant d’encourager les apprenants à pratiquer une lecture active (crayon à la main et recherche de vocabulaire). Puis les exercices écrits proposés par le professeur permettront à l’apprenant de montrer qu’ils ont compris le livre et qu’ils peuvent s’inspirer de celui-ci pour améliorer son écriture. Il faut donc aussi encourager l’élève à aller puiser l’information dans le texte afin d’argumenter son discours. Pour dynamiser la lecture du livre, l’enseignant peut organiser une analyse collective d’un passage du texte. C’est alors qu’on évalue le degré d’intérêt qu’ont les apprenants sur le livre et qu’on découvre leur réaction face au contenu du matériel. Dans un cours de langue et de culture française, on s’en tiendra à des questions de compréhension et de grammaire. Quant à l’analyse littéraire on en restera à un niveau de base (le genre de littérature, le style d’écriture et le type de narration). Néanmoins, on peut aborder la différence entre le rôle du narrateur dans le récit et celui de l’auteur : sont-ils la même personne ? Comment les introduire dans l’analyse ?

    Bien que l’expression personnelle ne soit pas le but d’une fiche de lecture, il est possible cependant de demander à l’apprenant son point de vue sur le livre, s’il en a aimé la lecture, ce qu’il pense de l’attitude du personnage principale face à une situation donnée  du récit. La fiche de lecture permet donc à l’apprenant de s’exprimer à la maison en répondant aux questions sur le livre, et en classe également, lors d’un débat sur le contenu du livre, par exemple

    Souvent lorsque les élèves arrivent à un tel niveau ils ont eu une expérience très proche avec le monde francophone, lors d’un voyage en France ou en pays francophone par exemple.Ils ont connu alors le français depuis l’origine ce qui est un atout important pour les faire s’exprimer à l’écrit comme à l’oral. Voici quelques idées de rédaction pour l’expression écrite :

-         leur voyage qu’ils ont pu faire ou qu’il ferait en France.

-         la région de France qu’ils connaissent le mieux ou qu’ils aimeraient connaître.

-         Quels sont les coutumes de la région de France que vous connaissez ?

-         Qu’est-ce qui vous choque leplus et ce qui vous plait le plus chezles français ?

-         Questions sur un sujet d’actualité.

-         Connaissez-vous le monde francophone ? décrivez un pays francophone que vous avez visité ou que vous aimeriez visiter.

    L’exploitation d’un document écrit (article de journal, texte historique, littéraire ou autre) permet d’aborder et d’amplifier un thème étudié en classe. L’analyse du document en classe, doit ouvrir le chemin à un travail individuel à la maison. Il permet alors de travailler le résumé, le compte-rendu ou la dissertation (demander le point de vue des apprenants).

    Pour cela, il est vivement conseillé de vérifier si les apprenants connaissent la technique de résumé, du compte-rendu, et de la dissertation. Normalement à ce niveau ils sont habitués à ces types d’exercice, pourtant ce n’est pas une perte de temps que de présenter une technique pour chaque exercice, appuyé d’un exemple fait collectivement en classe.

    L’ objectif d’un cours de langue est d’enseigner aux apprenants à parler et à écrire une langue qui n’est pas la leur, et afin d’atteindre cet objectif, il est indispensable d’exploiter au maximum le temps d’expression orale en classe, et l’expression écrite à la maison.

    Le document écrit mène souvent à un débat organisé en classse. C’est alors l’occasion pour chacun de s’exprimer oralement. Pour être sûr que tous les élèves s’expriment et si le nombre d’apprenants le permet le débat peut s’organiser de la manière suivante : demandez aux apprenants de travailler par groupe de deux.  et chacun explique son point de vu. Ce moment permet au apprenants timides de se sociabiliser et encourage l’entraide de tous.Ensuite divisez la classe en deux groupes: les « pour » et les « contre », ou alors en différents petits groupes si les points de vue sont plus diversifiés. Chaque groupe développe plusieurs  arguments, et prépare des questions pour l’autre groupe. Le débat prend alors tout son sens et les apprenants n’ont pas peur de s’exprimer, puisque ils sont en mesure de pouvoir répondre aux questions de l’autre groupe en utilisant leurs arguments.

    Cet exercice oral permet aux apprenants de prendre confiance en soi, au moment de s’exprimer oralement. Afin de bien les mettre à l’aise, le professeur peut recourir au matériel pédagogique dont il dispose. La méthode utilisée en classe propose en générale des activités enrichissante pour rendre l’oral plus accessible.

    Mais l’oral setravaille surtout lors des moments hors activités, il est important de parler constament français, leur demander ce qu’ils ont fait le drenier weekend, commenter un fait actuel susceptible de les toucher plus particulièrement.

 

    Il faut faire de la classe un lieu d’expression dans laquelle tous le monde à le droit à la parole, à n’importe quel moment de la séance. Prenant en compte les capacités d’expression des apprenants, il faut toujours les faire partir de ce qu’ils sont capables de dire, et les encourager à dire ce qu’ils pensent. Pour conclure n’oublions pas que l’enseignement d’une laungue vivante implique forcément de l’expression personnelle à l’oral comme à l’écrit. C’est finalement le seul vrai objetcif d’un cours de haut niveau, c’est-à-dire l’application des « savoir-faire » et l’approfondissement de la langue.